• Amour à mort

     

     
    Mare sans ombrage que la rosée vient sublimer
    Voyage au pays des nuages que le temps a condamné
    De nos âges sans visage que l’on veut oublier
    Il ne reste rien qu’une image gravée sur ton corps pétrifié
    La mer rejette son héritage que nous venons ramasser
    Et lorsque sur ce rivage, je revois des lettres tracées,
    Je sens le passage du temps où nous nous sommes aimés
    Car la mort qui soulage t’a emporté me laissant éplorée
    Tu as manqué de courage fuyant la souffrance de cette réalité
    Je vis désormais dans une cage que l’homme m’a infligée
    Mon existence sans avantage fait de mon être un supplicié
    Tu n’auras de moi aucun hommage puisque tu m’as abandonnée
    Nous ne parlions plus le même langage, le jour où tu m’as quittée
    Nous avions franchi tous les barrages sans y renoncer
    Ce fut là un beau mirage que d’avoir cru résister
    Mais cette rage n’est pas contre toi, ici exprimée
    Car le plus grand des outrages, la faucheuse me l’a donné
    Lorsque dans les pâturages, elle m’a repoussée.
    Rien ne me soulage de ces mauvais rêves empreints de vérité
    Dans mon sarcophage, je voudrais me coucher
    Et ne plus être sage au moins pour l’éternité,
    Rejoindre les bocages, pour accueillir tes baisers
    Toutes ces envies de saccage n’ont qu’un but caché
    Retourner dans des paysages où tu vis mon tendre désiré.
    Et lorsque frappe l’orage, jamais je ne songe à me cacher
    Car de ces terribles dommages, je veux être accablée
    Pour que de mon corsage, le flux de la vie puisse s’écouler
    Et que dans un naufrage, je puisse m’envoler.
     

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